Aujourd'hui, nous sommes le :
  • IL RÊVAIT D’UN AUTRE MONDE !

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    Julien Lauprêtre lors de la remise de Légion d’honneur de Norbert Gilmez

    Ah, la rumeur !

    En 2015, la rumeur affirmait que je faisais peindre une mosquée au pied de l’église du Mont Carmel. En fait, Sébastien Laurent et les jeunes rendaient hommage aux vitraux rénovés de l’église et au classement UNESCO du bassin minier.

    Cette année, la rumeur m’accuse de transformer la salle des Fêtes en mosquée ! Toujours la même haine, la même suspicion, le même rejet. En janvier, un habitant de Grenay a loué la salle des Fêtes pour un repas de famille. Quand j’ai appris que ce repas était organisé par l’ACCML (association culturelle et cultuelle de la mosquée de Liévin), la location individuelle a été annulée et c’est l’ACCML qui a loué la salle dans les conditions et au tarif votés à l’unanimité par le conseil municipal. La mixité du repas a été affirmée sur Facebook et j’ai pu constater samedi 27 avril qu’il y avait des femmes et des hommes pour préparer et assister à ce repas dont l’objectif est le financement de la mosquée que chacun peut apercevoir en allant à Liévin.

    Ceux qui s’affirment plus Français et plus Grenaysiens que les autres méprisent en réalité les valeurs de notre République, vous savez : la liberté, l’égalité, la fraternité et aussi la laïcité, la liberté de culte et la liberté d’association.

    Le même samedi, une association catholique donnait un concert de chants sacrés à l’église Saint Louis et, dans l’après-midi, elle a utilisé des salles mises à disposition par la municipalité dans le même respect des droits, des croyances et des convictions de chacun mais cela la rumeur s’en moque.

    Triste fin !

    De la fraternité, il n’y en avait pas beaucoup lors de la réunion de la dernière chance le vendredi 3 mai où avec Annie Fombelle, maire-adjointe aux sports, j’ai accueilli quatre dirigeants de la section Foot du CSL accompagnés d’un représentant UFOLEP de Lens-Liévin. Au lieu de chercher à construire, le président de la section Foot était venu pour en découdre, pour m’accuser de favoriser l’AGG et de nuire au CSL, à plusieurs reprises il a affirmé que je mentais ou que je ne disais pas la vérité. Tout ce que j’ai pu faire depuis 11 ans pour le CSL ne comptait pas, n’existait pas, je n’avais rien à dire car je ne disais pas sa vérité. Quand j’ai évoqué la photo des joueurs du CSL s’entraînant devant la mairie il m’a répondu que ce n’était pas le CSL car lui, le président, n’était pas présent !

    La conversation n’a pu se poursuivre dans ces conditions, le peu de confiance qui pouvait subsister a volé en éclats et la section Foot du CSL devra rendre fin mai au plus tard les clés des locaux municipaux qu’elle occupait, elle n’aura plus de terrains de la ville pour s’entraîner la saison prochaine et elle ne pourra pas organiser le marché aux puces prévu faute d’arrêté municipal.

    C’est une triste fin mais les relations entre les associations et la municipalité doivent être respectueuses et basées sur la confiance, ce qui n’était plus le cas depuis plusieurs mois.

    Copains du Monde !

    Le vendredi 26 avril, à l’âge de 93 ans, Julien Lauprêtre le résistant, le parrain de Norbert Gilmez dans l’ordre de la Légion d’Honneur, le président du Secours Populaire Français s’est éteint. Au nom de la municipalité et de tous les Grenaysiens, je présente mes plus sincères condoléances à tous les membres du comité local de Grenay du SPF et à tous les membres du Secours Populaire Français. Julien Lauprêtre a montré par son action, par son engagement que les valeurs de notre République n’étaient pas qu’un slogan mais un partage pour que les plus pauvres, les plus démunis, les plus abandonnés soient entourés, soutenus et actifs dans la lutte contre la pauvreté et la misère, que chacun avait le droit à des vacances et c’est pour cela qu’il a mis en place la Journée des Oubliés des Vacances à laquelle de nombreux Grenaysiens participent.

    Julien Lauprêtre n’a eu de cesse de prouver que la honte devait changer de camp, que la solidarité n’avait de sens que si elle était internationale et avec les Copains du Monde, ces camps de vacances où des jeunes venus de différents pays se rencontrent, partagent, échangent, apprennent à se connaître, il a prouvé qu’un autre monde était possible. A nous de le construire.

    Le maire,
    Christian Champiré
    lundi 6 mai 2019.